Le prisionnier belgo-marocain Ali Aarrass admis d’urgence à l’hôpital Avicenne de Rabat

Ali Aarrass aurait été emmené « de toute urgence à l’hôpital Avicenne de Rabat ce mardi matin », rapporte le site du journal belge Le Soir. « Cette information a été donnée à la sœur du prisonnier, Farida Aarrass, par l’avocat qui tentait de lui rendre visite en prison. L’avocat n’a pas reçu d’autres précisions », ajoute la même source.
Aarrass « est en grève de faim depuis 64 jours », affirme ses proches. Ce que d’ailleurs a complétement nié, la semaine dernière dans un communiqué, la délégation de l’administration pénitentiaire.
Le Belgo-marocain, extradé en décembre 2010 par l’Espagne alors qu’il se trouvait à Melilla, réclame depuis trois ans que la cour de Cassation examine son dossier. En 2011, il avait été condamné en appel à douze ans de prison pour terrorisme.
Ali Aarrass naar ziekenhuis na 53 dagen hongerstaking in Marokkaanse gevangenis
Ali Aarrass, de Marokkaanse Belg die al een paar jaar in de cel zit in Marokko, is deze voormiddag naar een ziekenhuis gebracht in Rabat. Zijn gezondheidstoestand zou onrustwekkend zijn, zegt Nicolas Cohen, een van zijn advocaten. Volgens zijn omgeving is Aarras onschuldig en wordt hij gefolterd.
Ali Aarrass vraagt het einde van de mishandeling en de arbitraire behandeling van gedetineerden in de gevangenis Salé II. Ook vraagt hij dat de Marokkaanse autoriteiten toelating zouden geven voor een Belgisch consulair bezoek. »We hebben alle mogelijke en denkbare autoriteiten geïnterpelleerd, maar er werd niets concreets ondernomen, zelfs niet door de Belgische autoriteiten », betreurt de advocaat.Heilige oorlog
Ali Aarrass werd veroordeeld tot vijftien jaar gevangenis in eerste aanleg, nadien tot twaalf jaar in beroep. Abdelkader Belliraj had hem genoemd als lid van zijn netwerk. Aarrass werd veroordeeld omdat hij wapens Marokko zou binnengesmokkeld hebben, als onderdeel van een plan om er de heilige oorlog te ontketenen.
Source : http://www.hln.be/hln/nl/960/Buitenland/article/detail/2504687/2015/10/27/Ali-Aarrass-naar-ziekenhuis-na-53-dagen-hongerstaking-in-Marokkaanse-gevangenis.dhtml
Après 64 jours de grève de la faim, Ali Aarrass hospitalisé à Rabat
Condamné pour terrorisme après des aveux arrachés sous la torture, le détenu se plaignait de mauvais traitements.
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Ali Aarrass © D.R.
Le Belgo-Marocain Ali Aarrass en grève de la faim depuis 64 jours à Salé, au Maroc, a été emmené de toute urgence à l’hôpital Avicenne de Rabat tôt ce mardi matin. Cette information a été donnée à la sœur du prisonnier, Farida Aarrass, par l’avocat qui tentait de lui rendre visite en prison. L’avocat n’a pas reçu d’autres précisions.
Ali Aarrass a été condamné en 2011 à douze ans de prison au Maroc après avoir été extradé en décembre 2010 d’Espagne… où une enquête d’un an s’était pourtant soldée par un non-lieu concernant les accusations d’activités terroristes. Il avait subi une dizaine de jours de tortures à Rabat au terme desquels il avait signé des aveux en arabe, langue qu’il ne maîtrise pas. Les tortures ont été attestées par une enquête de l’ONU.
Le consul belge n’a pas vu le condamné
Le détenu avait poursuivi la Belgique en référé devant les tribunaux bruxellois car le ministère des Affaires étrangères lui refusait toute assistance consulaire au motif qu’il était binational et qu’une convention belgo-marocaine régissait la question. Tant en première instance qu’en appel, les tribunaux avaient cependant condamné la Belgique en 2014 à lui prodiguer cette assistance consulaire, mais les Affaires étrangères ont porté l’affaire en cassation, où les débats n’ont pas encore eu lieu. En attendant, le ministère, menacé d’astreintes par le jugement d’appel, a demandé à Rabat d’autoriser le consul belge à rendre visite à Ali Aarrass, mais les Marocains n’ont pas répondu à la requête.
Le condamné se plaint depuis le début de son incarcération de divers mauvais traitements. Il avait entamé sa sixième grève de la faim en août. Sa sœur Farida, bruxelloise, avait annoncé ce 27 octobre qu’elle entamerait elle-même une grève de la faim dès demain en soutien à son frère dont elle n’avait plus de nouvelles depuis plusieurs jours. Les autorités marocaines niaient l’existence même de la grève de la faim d’Ali Aarrass. Ce dernier réclame aussi que la Cour de cassation du Maroc, saisie depuis trois ans, se prononce sur son cas.
Et dans Metro